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Agent immobilier, le portage salarial est-ce pour moi ?

Le portage salarial spécialisé dans l’immobilier est encore peu connu, pourtant ce statut existe depuis plus de dix ans et ne cesse de se développer. Le portage salarial immobilier est une activité bien spécifique, car l’agent immobilier « salarié porté » n’a pas de salaire fixe. Pour cela, il doit réaliser une prestation ou une vente en immobilier pour générer des honoraires puis recevoir un salaire dans le cadre du portage. 

Vous souhaitez vous mettre à votre compte comme agent immobilier, nous vous expliquons tout du portage salarial afin de voir si ce statut est fait pour vous.

Le statut d’agent immobilier en portage salarial

L’agent immobilier en portage salarial a le statut d’indépendant tout en étant salarié d’une agence de portage salariale spécialisée dans l’immobilier. Il bénéficie donc des avantages du salariat que n’a pas un entrepreneur (bulletin de salaire, droit au chômage, régime général de la Sécurité sociale, droits à la retraire et à la formation professionnelle, etc.) sans l’inconvénient du lien de subordination qu’à habituellement un salarié.

En tant que salarié porté, l’agent immobilier est rattaché à la société de portage salarial par un contrat de travail. Il reste cependant libre de gérer son entreprise et ses clients en toute autonomie, mais il est également en mission permanente dans le réseau immobilier de la société de portage pour laquelle il est en mission.

Lorsque l’agent immobilier en portage salarial fait des ventes, le réseau perçoit les paiements puis verse les honoraires dus à la société de portage salarial, qui se charge ensuite de procéder au virement du salaire et du remboursement des charges (frais de déplacement par exemple) au salarié porté, ainsi que l’établissement du bulletin de salaire. 

Les démarches pour être agent immobilier en portage salarial

L’entrepreneur doit tout d’abord identifier un réseau ou une agence immobilière proposant le statut de salarié porté, car tous ne le proposent pas, il s’agit d’une entité et d’un fonctionnement bien spécifiques. Les formalités à mettre en œuvre par la suite sont simples, deux contrats sont à remplir : 

  • un contrat de prestation de service tripartite entre le salarié porté, le réseau immobilier et la société de portage salarial spécialisée du réseau ; 
  • un contrat bipartite (le contrat de travail) entre le salarié porté et la société de portage salarial du réseau immobilier.

Le réseau immobilier se charge d’effectuer la demande de l’attestation de collaborateur auprès de la Chambre de Commerce et de l’Industrie et de la carte d’agent immobilier. Ces deux documents sont obligatoires pour se conformer à la loi qui régit l’immobilier.

De plus, l’agent immobilier en portage salarial est couvert par l’assurance groupe de la société de portage, aucune assurance RCP n’est à souscrire par l’entrepreneur.

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La comptabilité de ma SCI : en bref

La SCI, Société Civile Immobilière, est un régime juridique adapté à la gestion d’un patrimoine immobilier entre plusieurs personnes (au moins deux associés qui se répartissent le capital social sous forme de parts à la création de la SCI) avec la nomination d’un gérant.

N’étant pas, par principe, à vocation commerciale, une SCI n’a donc pas de réelle obligation concernant sa comptabilité, hormis certains cas particuliers.

Pourquoi tenir une comptabilité en SCI ? Quelles sont les obligations légales de la société ? Comment faire la comptabilité d’une SCI ?

Nous répondons à toutes vos questions dans notre guide sur la comptabilité d’une SCI en bref.

La comptabilité de ma SCI : est-ce obligatoire ?

Par son activité et ses revenus limités (généralement soumis au régime de l’impôt sur le revenu), la SCI n’a pas l’obligation légale de tenir une comptabilité, celle-ci se limite à une comptabilité simplifiée.

Cependant, dans certains cas, une SCI doit tenir une comptabilité d’entreprise :

  • si une clause dans les statuts d’entreprise l’impose ;
  • en présence d’un associé soumis à l’impôt sur les sociétés ou aux BIC (bénéfices industriels et commerciaux) ;
  • la SCI est soumise à l’imposition sur les sociétés ;
  • la SCI est soumise à la  TVA ;
  • pour une SCI de construction vente (SCCV) ou une société de placements immobiliers ;
  • si la SCI dépasse 2 des 3 seuils fixés par la réglementation (un bilan comptable supérieur à 1 550 000 euros, un chiffre d’affaires supérieur à 3 100 000 euros, un effectif supérieur à 50 salariés).

La comptabilité de ma SCI : pour quoi faire ?

Même si elle n’est pas obligatoire, il est important de tenir la comptabilité d’une SCI, ne serait-ce que pour suivre l’activité et la trésorerie de la société. De plus, une comptabilité, même simplifiée, permet aux associés d’établir leurs déclarations fiscales (impôt sur le revenu) plus facilement. 

La comptabilité de ma SCI, comment faire ?

Les obligations comptables d’une SCI diffèrent entre la comptabilité simplifiée et la comptabilité d’entreprise.

  • La comptabilité simplifiée d’une SCI

Seul un registre de trésorerie est nécessaire pour la comptabilité simplifiée d’une SCI. Il s’agit d’un livre comptable regroupant l’ensemble des recettes (revenu locatif), des dépenses et des pièces justificatives liées à l’activité de la SCI.

  • La comptabilité d’entreprise d’une SCI

Lorsque la SCI est dans l’obligation de tenir une comptabilité d’entreprise plus stricte, celle-ci doit respecter une comptabilité en partie double (débit et crédit dans les règles du plan comptable).

De plus, la SCI doit tenir les journaux comptables réglementaires, à savoir un livre journal, un grand livre et un livre d’inventaire. Enfin, elle doit procéder à l’établissement des comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe) ainsi que leur approbation en assemblée générale.

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Se lancer dans l’entrepreneuriat

Se lancer dans la création d’une entreprise n’est pas un projet anodin. C’est même un projet de vie, un de ceux qui révolutionnent le monde de l’entrepreneur qui s’y consacre. Tout commence par une idée, mais c’est dans l’exécution que cette idée prendra vie.

L’entrepreneuriat en solo

Lancer une activité quand on est tout seul, c’est possible, il faut juste choisir le statut le plus approprié à son activité. Le statut le plus simple est celui de l’auto-entrepreneur, c’est-à-dire la micro-entreprise. Une simple déclaration permet d’obtenir un numéro de SIRET et d’être en mesure d’émettre des factures.

Mais la micro-entreprise n’autorise pas à réaliser de chiffre d’affaires trop élevé, ni à embaucher de salariés. Si l’activité prend de l’ampleur, il faut se tourner vers la création d’une personne morale, comme une EURL ou une SASU. La première est une version unipersonnelle de la SARL, et la rédaction de ses statuts est standardisée. La SASU est une version à un seul actionnaire de la SAS, et il est possible d’adapter les statuts pour des raisons opérationnelles ou fiscales.

L’entrepreneuriat à plusieurs

L’idéal, pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale sur un marché compétitif, est de réunir plusieurs personnes à l’expérience complémentaires, et de s’associer. Les types d’entreprises qui réunissent plusieurs associés ou actionnaires sont les SARL, les SA et les SAS.

Une SARL est une société à responsabilité limitée, il s’agit d’une sorte d’entreprise très classique, constituée au minimum de deux personnes et au maximum de 99. Les SA et les SAS sont des sociétés par actions : la SA est destinée à être introduite sur le marché boursier, tandis que la SAS est préférée dans le cas où l’on veut adapter les statuts à des besoins particuliers.

Dans tous les cas, un business plan réalisé en amont du projet permet d’anticiper les revenus, et de limiter le risque lié à ce type d’aventure. Par ailleurs, il faut bien prévoir toutes les subtilités administratives, dont la publication dans un journal d’annonces légales.